Le droit de la construction regroupe l’ensemble des règles juridiques applicables à la conception, la réalisation, la réception et au suivi des travaux de construction ou de rénovation.
Il concerne aussi bien la construction d’une maison individuelle que la réalisation d’une extension, d’une piscine, d’une terrasse, d’une véranda, d’un garage, l’installation d’un système de chauffage ou de climatisation, ou encore des travaux de rénovation importants affectant un immeuble existant.
Cette matière encadre les relations entre les différents intervenants à l’opération de construction : maître d’ouvrage (le client), architecte, maître d’œuvre, entrepreneur, artisan, promoteur immobilier, bureau d’études, sous-traitant ou encore assureur.
Le droit de la construction trouve principalement à s’appliquer lorsqu’un litige survient à l’occasion de travaux.
Les difficultés les plus fréquemment rencontrées concernent les malfaçons, les désordres affectant l’ouvrage, les non-conformités, les retards de chantier, les abandons de travaux, les dépassements de budget, les défauts de paiement ou encore les refus de prise en charge par les assurances.
L’une des premières questions que se pose un maître d’ouvrage confronté à des désordres est de savoir qui est responsable et quels recours peuvent être exercés.
La réponse dépend de nombreux éléments : la nature des travaux réalisés, la date d’apparition des désordres, leur gravité, les intervenants concernés et les garanties susceptibles d’être mobilisées.
La réception des travaux constitue une étape essentielle en droit de la construction.
Cet acte marque l’acceptation de l’ouvrage par le maître d’ouvrage, avec ou sans réserves.
À compter de cette date commencent à courir plusieurs garanties légales destinées à protéger le propriétaire contre les désordres pouvant affecter la construction.
La garantie de parfait achèvement oblige l’entreprise à réparer tous les désordres signalés lors de la réception ou révélés dans l’année qui suit.
La garantie biennale couvre pendant deux ans les éléments d’équipement dissociables de l’ouvrage, tels que certains équipements de chauffage, volets ou installations techniques.
Enfin, la garantie décennale protège le propriétaire pendant dix ans contre les dommages les plus graves compromettant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à sa destination.
Lorsque les conditions légales sont réunies, ces garanties permettent d’obtenir la réparation des désordres sans avoir à démontrer une faute du constructeur. Encore faut-il respecter les délais applicables et accomplir les démarches nécessaires pour préserver ses droits.